Sa retraite

René Guézille, son éleveur-propriétaire, et Jean-Michel Bazire, son entraîneur-driver et associé dans le cheval, ont pris

leur décision, hier jeudi. Souffrant depuis cet hiver de problèmes de boulets et de tendons, Kazire de Guez arrête

l’entraînement.Son avenir rime avec vacances et joies de la reproduction. Kazire de Guez quitte la compétition
La boucle est bouclée. Kazire de Guez a terminé sa carrière comme il l’avait commencée: par un succès. Lauréat, en mars

de ses 3 ans, pour ses débuts à Chartres, celui qui a popularisé les couleurs verte et jaune de l’écurie Guézille s’était en

effet imposé, le 25 mars dernier, à Vincennes dans le Prix de l’Union Européenne. Depuis, il n'avait pas été revu en piste,

souffrant de problèmes de jambes.
Son entourage a décidé de ne pas insister. « Cela aurait été de l’acharnement thérapeutique et il n’en était pas question »,

souligne René Guézille. Kazire de Guez a couru à 65 reprises, ce qui est peu pour un cheval de son âge. Mis dans du coton,

à 3 et 4 ans, avec seulement quinze sorties effectuées, Kazire de Guez est préparé, au début de son année de 5 ans, en vue

du classique Prix de Normandie. Un souci de jarret, suivi d’une infection, contrarie tous les plans.

Quand il revient à la compétition, à 6 ans, le fils d'Udo de Touraine est donc en énorme retard de gains. Un circuit comme

celui du Grand National du Trot constitue alors le tremplin idéal. Le cheval y gagne cinq étapes et, surtout, la Clôture,

au nez et à la barbe de Général du Lupin, le 19 décembre 2004.

Un mois plus tard, Kazire s’impose dans le Prix de Belgique et dispute, dans la foulée, son premier Prix d’Amérique.

Il y est malheureux, victime d’un accrochage, au moment de la chute de Jaminska. « C’est lors de cet hiver-là, en 2004-2005,

qu’il était au sommet de son art », estime JMB. Ce n’est pas peu dire puisqu’ensuite, Kazire de Guez épingle, entre autres,

le Critérium de Vitesse à Cagnes-sur-Mer, le Prix des Ducs de Normandie à Caen, le Grand Prix de Wallonie à Mons,

les Prix d’Eté et de l’Union Européenne à Vincennes, et termine troisième du Prix d’Amérique 2007. 65 courses pour

1.575.427 euros de gains, soit la barre du milliard d’anciens centimes, dépassée…
« C’était un cheval maniable, s’adaptant à tous les hippodromes et les types de parcours, doté d’une très longue accélération.

Quand on allait devant avec lui, il ne disait jamais « non » », résume son mentor,.
Complet lors de ses trois premières années de monte, Kazire de Guez a engendré de nombreux produits, dont les premiers

sont des « S » qui se présentent bien, au débourrage. Dans quelques jours, le cheval va prendre ses quartiers de vacances,

au haras de Vautor,à Auvers-le-Hamon (Sarthe), chez ses propriétaires.